Direction
l’Aveyron pour ce weekend. Je suis commissaire bénévole dans cette
organisation. Il devient difficile pour les organisateurs de mettre en place de
telles manifestations et répondre aux contraintes préfectorales, de plus en
plus nombreuses. Le principe de précaution a « bon dos ».
L’autorisation définitive n’est tombée que le jeudi en fin d’après-midi… Avec un rallye qui commence le vendredi à
17h30, c’est vous dire si les nerfs des pilotes et organisateurs sont mis à
rude épreuve. En parlant d’épreuve, je vous explique le déroulement de ce
sympathique rallye qui démarre à Villecomtal en Aveyron. Un prologue de 60
km et deux boucles de nuit (de 74.5 et
72 km avec des spéciales chronométrées, à Pruines et Gonilhac) pour le
vendredi, à partir de 18h30, et trois boucles de jour (de 84.9, 100.1 et 88.2
km avec des spéciales chronométrées) pour la journée du samedi, à partir de 10h,
également, autour de Pruines et Gonilhac, composent le rallye.
Tout cela se
passe dans une bonne ambiance. Mais la course est bien présente et les chronos
s’affolent. Vous pouvez consulter les temps réalisés et les classements sur le
lien ci-dessous :
https://www.rallyes-routiers.com/resultats/
Je suis
arrivé vendredi matin, après environ quatre heures de route, dans des paysages
sublimes. Villecomtal est situé à quelques kilomètres de Bozouls. Nous étions
allés visiter le « Trou de Bozouls », à l’occasion d’un rassemblement
sidecar international, à Campagnac, en Aveyron, il y a deux ans.
Nous avions
passé un excellent moment dans la région que je vous invite à visiter.
Mais
revenons au rallye. Vendredi, vers 17h30, après avoir salué quelques amis
compétiteurs, dans le paddock, je suis parti vers le CP qui nous était attribué
à Thierry (un BMiste, grand voyageur, et pilote) et moi. Très bonne
installation, dans l’allée d’une maison, de sympathiques nouveaux aveyronnais
d’adoption. Nous fûmes même invités à partager le barbecue… Ils nous ont
expliqué avoir acheté leur « grange-maison » datant de 1793. Celle-ci
était à l’abandon depuis plus de trente ans. Des arbres avaient même poussé à
l’intérieur… Il y a encore pas mal de travaux mais le cadre est superbe avec
une vue sur la « Tour du Commandeur de Villecomtal ».
Nous avons
quitté notre poste vers 2 heures du matin, à l’issue d’une belle course.
Samedi
matin, 9 heures, l’ensemble des commissaires de course sont invités à reprendre
leur poste. Départ des concurrents, à partir de 10h, de Villecomtal.
Nous
passerons encore un bon moment jusqu’à ce que la course soit arrêtée, vers 15h
(je n’ai jamais de montre sur moi !!!) suite à un accident « très
grave » d’après les premières infos qui circulent sur nos radios, durant
la « Spéciale » de Golinhac.
Les secours et hélicoptère sont dépêchés sur le site. Vu la durée de
l’arrêt de course, nous savons que c’est très sérieux. Nous apprendrons qu’un
concurrent, un bon ami, a trouvé la mort durant l’épreuve.
Nous sommes
invités à regagner Villecomtal après avoir démonté les éléments gonflables de
sécurité, situés sur notre parcours. Les pilotes arrivent sur la place du
village. Nous arrivons sur le site et l’ambiance est morose. Les organisateurs peinent à mettre en place
la cérémonie de remise des prix. Un long et vibrant hommage, sous la forme d’un
applaudissement, sera rendu à Manu, notre ami pilote trop tôt disparu. Les
membres du moto-club dont il faisait partie, lui rendront également hommage en
prenant la parole quelques minutes.
A l’issue de
cette assemblée, j’irai rejoindre quelques amis pour partager le repas avant de
rentrer au gîte, mis à disposition pour les commissaires.
Dimanche
matin, après le petit-déjeuner, je reprends la route vers la Haute-Loire, en
m’arrêtant pour quelques photos.